Le Laos et Le Cambodge du 1er au 29 novembre 2025

Introduction au voyage au Laos

Le Laos, pays enclavé au cœur de l’Asie du Sud-Est, déroule ses montagnes couvertes de jungles le long du Mékong. Loin de la frénésie de ses voisins, il avance à son propre rythme, doux et nonchalant, où le temps semble parfois suspendu entre brume matinale et coucher de soleil orangé sur le fleuve.

Marqué par le bouddhisme Theravāda, le Laos est un pays de temples, de processions de moines en robe safran et d’encens qui flotte à l’entrée des pagodes. Au-delà des clichés, c’est surtout la gentillesse de ses habitants – sourires discrets, gestes mesurés, hospitalité pudique – qui donne envie de prolonger le séjour.

Ce petit pays compte pourtant une mosaïque de peuples. On distingue traditionnellement les Lao Loum (Laos des plaines), majoritaires le long du Mékong, les Lao Theung (Laos des plateaux), dont font partie de nombreux groupes môn-khmers comme les Khmu, et les Lao Soung (Laos des hauteurs), parmi lesquels les Hmong, les Akha, les Yao et d’autres ethnies de montagne. Chacun apporte ses costumes, ses langues, ses fêtes et ses savoir-faire : tissages colorés, chapeaux coniques, marchés aux épices et cérémonies animistes cohabitent avec les grandes pagodes bouddhiques.

De Vientiane, capitale à taille humaine posée sur la rive du Mékong, à Luang Prabang, ancienne cité royale classée à l’UNESCO, le voyageur passe ainsi des cafés coloniaux aux ruelles bordées de monastères, des marchés animés aux cascades turquoise perdues dans la forêt. Partout, la même impression d’un pays encore préservé, où l’on peut prendre le temps de regarder, de marcher, de respirer.

Le Laos, c’est enfin une cuisine parfumée, entre herbes fraîches, grillades au barbecue et salades épicées, que l’on déguste sur de simples tables en plastique ou dans de petites maisons en bois. Un pays discret, mais profondément attachant, qui se révèle à ceux qui acceptent de ralentir.

Arrivée à Vientiane le 2 novembre

Bureau des réclamations bagages à Wattay. Sac à dos filmé à l’aéroport de Roissy arrivé sans le film à Wattay

Nous avons fait la connaissance de notre guide au Laos, Phouma. Abord sympathique. Nous avons aussi retrouvé nos deux coéquipières du périple: Hélène et Mona.

C’est actuellement la fête de la bière à quelques pas de notre hôtel. Il est 20h35, il faut absolument reposer les yeux qui tombent de fatigue après un périple d’une durée de 19 heures.

Lundi 3 novembre

Ce matin visite de la ferme Panyanivej, dédié à la permaculture.. Nous déjeunons à partir des produits locaux

Solanum
Fruit de la Solanum non comestible
Serre de la ferme
L’avant repas de la ferme
Notre table
Pirogue sur le Mekong vers l’Île de Dong Xing Xou
Oeillet d’Inde

Mardi 4 Novembre

Le mardi 4 novembre 2025, Vientiane vit Boun That Luang, la plus grande fête bouddhique de la capitale. Ce festival honore le grand stupa doré de Pha That Luang, censé abriter une relique du Bouddha et symbole national du Laos. Ce jour-là, des milliers de fidèles, moines et pèlerins ont défilé avec des « châteaux de cire » décorés de fleurs et de bougies, ont fait des offrandes et tourné autour du stupa pour accumuler du mérite et prier pour la paix et la prospérité du pays. Toute la ville prend alors des airs de fête, entre ferveur religieuse et ambiance de grande kermesse.

Marché de Ban Thong Khan de Vientiane
Aubergines longues violettes
Fleurs de bananier (bourgeons pour salades/currys)
Concombres
Haricots kilomètre (yardlong beans)
Petites aubergines rondes vertes (en sachets)
Jeunes pousses de bambou (en sachets)
Liseron d’eau (morning glory, pak boong) – tas de feuilles vertes à gauche
Citronnelle (botte en haut à droite)
Gingembre frais (cagette en bas à gauche)
Noix d’arec / bétel (fruits verts au centre)
En costume traditionnel pour la fête annuelle du bouddhisme

Mercredi 5 novembre

Ce matin trajet à grande vitesse vers la ville de Muang Xai situé au nord de Vientiane, chef lieu de la province d’Oudomxay.

Plat particulièrement épicé

Ci-dessus visite d’une école aidée financièrement par l’agence Vision du Monde

Ci-contre randonnée vers le village de la tribu Khmu, la plus importante tribut minoritaire du Laos. Nous logerons chez l’habitant. Confort spartiate pour la nuit avec un léger matelas au sol. La maison est équipée en électricité ce qui me permet d’utiliser mon appareil respiratoire.

Nous découvrons le village avec notre guide

Jeudi 6 novembre

Ce matin déjeuner sur la terrasse située à côté de la maison du chef du village qui domine la vallée. L’ensemble de nos repas se dérouleront chez lui. Nous pourrons mieux apprécier ce qu’est la nourriture typique d’une famille villageoise (simplicité avec le riz gluant, le bambou, les œufs, soupe à base d’herbe) mais gouteuse.

Nous nous rendons à l’école soutenue financièrement par l’agence de voyage. Autant dire que l’instituteur chargé d’enseigner à moins de vingt élèves répartis sur 3 niveaux de l’école primaire selon nos critères français, travaille dans des conditions précaires

Vendredi 7 novembre

C’est le moment du départ : la mère de famille avec son fils et sa belle fille. Ce dernier entreprend la construction d’une boutique multiservices.

Retour à la civilisation après deux nuits chez l’habitant. Nous retrouvons notre chauffeur

Arrêt dans un village pour les bijoux en fer et tissu.

Embarquement sur la rivière Nam Ou pour le village de Muang Ngoy

Le tuk-tuk pour nous transporter en contre bas du barrage et reprendre notre navigation vers Muang Ngoy

Halte dans un village artisanal où se fabriquent des tapis

Notre hôtel à Muang Ngoy sur les rives de la Num Ou

Samedi 8 novembre

De la terrasse de notre hôtel

Départ pour une randonnée dans la forêt primaire Petit déjeuner sur la terrasse qui domine Nam Ou

Notre randonnée perturbée par une averse nous oblige à nous détourner du chemin initial en raison des risques liées à la pente et au sol argileux

barrage de fortune construit par les villageois à l’aide de sacs contenant des pierres pour détourner le ruisseau et irriguer les champs de riz
Construction ingénieuse pour réaliser le repas des villageois au travail
Un habitat plus moderne qui conserve ses traditions. La porte d’entrée principale sur la droite est ouverte tandis que la latérale est fermée. Cela permet de chasser les mauvais esprits. Je m’explique mieux la raison pour laquelle, chaque fois que je fermais la porte de la pièce dans laquelle nous dormions dans le village Khmu, un membre de la famille l’entrouvrait immédiatement.
Célosie (Celosia argentea

Nous arrivons au village de Na Luang et déjeunons chez l’habitant

Restaurant sur le bateau de l’Hôtel à Nong Khiaw. Dîner excellent.

Dimanche 9 novembre

Le matin, nous nous dirigeons à pied vers l’école du village de Sop Oune soutenue par Vision du Monde pour des actions d’amélioration de la vie quotidienne éducative.

Affiche présente dans l’école pour inciter les enfants à être attentif aux bombes encore présentes dans le sol.

Le musée est situé à côté de la grotte Phatok, laquelle était un abri pour les villageois. Entre 1964 et 1973, l’US Air Force a mené environ 580 000 sorties et largué plus de 2 millions de tonnes de bombes sur le Laos, soit l’équivalent d’un largage de bombes toutes les 8 minutes, jour et nuit, pendant neuf ans.

Jatropha podagrica

Déjeuner au bord de la rivière Nam Ou dans un restaurant appartenant à un jeune villageois, originaire d’un village proche de celui de notre guide

Plat à base de poisson

Après un début d’après-midi en repos, à 16h00 nous entreprenons l’ascension du point de vue de Pha Xom Hang qui culmine à 800 m d’altitude. La montée dure une quarantaine de minutes. L’effort est récompensé par une vue panoramique sur les montagnes avoisinantes.

Malheureusement, les nuages bouchent la vue à un coucher de soleil probablement magnifique et quelques gouttes de pluie font leur apparition.

Lundi 10 novembre

Transfert vers la capitale Luang Prabang. Il faut compter 4h30 de voyage pour 190km de route. Les conditions sont difficiles dans la mesure où les routes ne sont pas entretenues. En France, nous utilisons la mention « Nids de poules », au Laos c’est « Nids d’éléphants ».

Halte dans un village qui commerce les fruits locaux : pamplemousse filmé prêt à être consommé

Raisins la pitaya ou fruit du dragon un balai traditionnel

Déjeuner au bord du Mékong en face de l’embarcadère pour une visite des grottes sanctuaires Tham Ting et Tham Poum abritant des milliers d’offrandes à Bouddha. Les collines sont en formation rocheuse karstique

Le dispensaire de Ban Tan Pene. L’agence Vision du Monde a financé plusieurs projets.. L’infirmière responsable du centre dans lequel elle intervient à temps partiel est aussi responsable de l’auberge familiale où nous logeons

Mardi 11 novembre

La façade en travaux cache la maison de la propriétaire de l’auberge. Nous avons logé en contrebas. Ce matin nous nous dirigeons vers la cascade Khouang Sy. Au préalable à l’entrée du parc nous visitons le centre de réhabilitation des ours malais, dits ours des cocottiers mis en place par l’ONG australienne Free The Bears

fleur pagode (Clerodendrum paniculatum) un clérodendron aux petites fleurs orange en grands bouquets « en pagode »

Départ de l’auberge familiale

Après notre passage à notre hôtel pour notre première nuit à Luang Prabang, nous suivons un atelier à Bamboo Expérience, bâtiment inspiré de l’architecture traditionnelle laotienne

Démonstration avec un instrument typique laotien, suivi d’un décorticage de grains de riz

Atelier de création d’un sous-verre en bambou. Le plus impressionnant est le découpage au couteau en lamelles des morceaux de bambou

Atelier cuisine

Dégustation de nos plats préparés avant une démonstration de danse avec les barres de bambou

Mercredi 12 novembre

Notre chambre d’hôtel au Villa Saykham à Luang Prabang

Le temple de Vat Xieng Thong, l’ un des plus célèbres de Luang Prabang. Grand monastère royal fondé vers 1560 par le roi Setthathirat ; chef-d’œuvre du style local : toits très bas et superposés, riches boiseries et dorures.

C’était l’un des temples les plus importants pour les cérémonies royales et la vie religieuse de la capitale ancienne.

Le “mur de l’Arbre de Vie”

  • Grande mosaïque de verre coloré (années 1960) au dos de la salle d’ordination.
  • Elle montre un arbre mythique entouré de scènes de village et d’animaux ; selon la tradition, il évoque l’arbre originel lié à la fondation de Luang Prabang.
  • Le verre incrusté capte la lumière et symbolise renouveau, harmonie et interdépendance — un résumé poétique du bouddhisme lao.

Cérémonie en mémoire d’un défunt

C’est le pois papillon ou pois bleu : petite liane

aux fleurs bleu-violet, utilisée pour

des tisanes et pour colorer desserts et riz en bleu

Wat Mai Suwannaphumaham (Wat Mai), Luang Prabang

Le grand temple au toit à cinq pans superposés

sur la rue principale, près de l’ancien Palais Royal.

Célèbre pour sa façade entièrement dorée en bas-reliefs

racontant la vie du Prince Vessantara (Jataka).

Fût l’un des plus importants monastères de la ville,

résidence de hauts dignitaires bouddhiques.

Pendant le Nouvel An lao (Pi Mai), la statue sacrée du Pha Bang

y est exposée aux fidèles pour les ablutions rituelles

Jeudi 13 novembre

Ballade au travers des étals du marché de fruits, légumes, viandes et poissons

Poissons séchés Poissons frais

Viande fraîche Grenouilles et saucisses

Papaye en orange, jaque (gousses de jacquier) sous le film et à droite pommes cannelles

Cours de cuisine chez l’habitante et déjeuner

Citronnelle (nombreuses tiges),Fleurs de bananier (2 bourgeons roses),Galanga (gros rhizomes pâles coupés), Curcuma (petits rhizomes orangés), Ail, Échalotes, Œufs, Citron/combava (petit agrume rond), Feuilles de combava (feuilles vert foncé, épaisses), Coriandre fraîche, Aneth, Ciboule/oignon vert (avec racines), Culantro / coriandre longue (Eryngium foetidum, feuilles allongées dentelées)

Haw Pha Bang (Ho Pha Bang), Luang Prabang

  • Situé dans l’enceinte de l’ancien Palais Royal (Musée national).
  • Pavillon récent (reconstruit dans le style traditionnel lao, travaux relancés dans les années 1990 et achevés au début des années 2000).
  • Il abrite la statue sacrée du Pha Bang, emblème bouddhique et protecteur de la ville.
  • Architecture typique : toits très bas en cascades, façades vert-or richement sculptées, escaliers aux nagas (serpents mythiques).
  • Lieu phare des cérémonies, notamment lors du Nouvel An lao (Pi Mai), quand le Pha Bang est exposé aux fidèles.

Embarquement pour une croisière sur le Mékong, dernier jus de fruits, derniers sourires

Avec Phouma qui aura été un adorable accompagnateur et nous aura fait découvrir avec passion son pays

Le coucher de soleil sur le Mekong

Vendredi 14 novembre

Notre hôtel Saykham avec sa cour intérieure et sa façade donnant sur la rue

Maison traditionnelle du Laos à gauche et photo de droite Maison Heuan Chan lao traditionnelle du XIXᵉ siècle, rare exemple conservé d’habitation aristocratique pré-coloniale. Son nom vient de Heuan « maison » et Chan, la propriétaire d’origine. Aujourd’hui, c’est un petit musée/centre culturel qui montre l’art de vivre de Luang Prabang : architecture en bois surélevée, pièces meublées, et démonstrations d’artisanat (vannerie de bambou, textile, etc.). Située au cœur de la péninsule historique, près des temples du centre.

Les couples suivent la coutume d’une photo avec la tenue traditionnelle

Un dernier jus de fruits

Départ de Hélène et Moma vers l’avion du retour vers la France

Samedi 15 novembre

Départ vers le Cambodge. Quelques soucis à Siem Rep pour le Visa mais tout se termine bien.

Dernières photos

Rue Kitsarath centre de Luang Prabang et tuk-tuk pour le déplacement

Remarques :

  • Nous retiendrons du Laos, le sourire de ses habitants, leur gentillesse,
  • nous avons été étonnés par l’engagement de personnes comme à la ferme en permaculture
  • Nous avons apprécié notre séjour simple dans le village, la cuisine laotienne et les beaux temples
  • Mention spéciale pour notre groupe et notre guide Phouma. Tout est important dans la réussite d’un voyage!

Cambodge

Le Cambodge est un pays de plaines et d’eaux, où Mékong, Tonlé Sap et forêts tropicales structurent paysages, agriculture et végétation. Il est l’héritier d’un des plus grands empires d’Asie du Sud-Est (Angkor), mais aussi d’un des génocides les plus marquants du XXᵉ siècle. Une majorité khmère, entourée de minorités anciennes, vit encore largement de la riziculture et des ressources forestières et aquatiques. Un pays encore pauvre mais en croissance rapide, cherchant à diversifier son économie tout en préservant ses écosystèmes. Une société profondément bouddhiste, où les temples d’Angkor, les pagodes, les rizières et les forêts sacrées forment un ensemble cohérent.

La ville de Phnom Penh est peuplée de 3 millions d’habitants avec l’agglomération tandis que la population du pays est de 17 millions.

Dimanche 16 novembre

A 12h, nous retrouvons notre guide Sophanna et nos deux coéquipières Dominique de Nancy et Martine de Grenoble.

La terrasse de notre hôtel à Phnom Penh au 11 ème étage.
Le palais royal vu de la terrasse de l’hôtel

Souhait de bienvenue Arbre au boulet de canon. Fruit pas comestible

Grand pavillon d’apparat au toit doré, typique de l’architecture khmère, utilisé pour les cérémonies officielles dans l’enceinte du Palais royal

La salle du trône, bâtiment le plus emblématique du palais, où se déroulent couronnements, audiences et grandes cérémonies royales

Garde symbolique de l’escalier : un naga à plusieurs têtes et un lion protecteur, motifs classiques de la statuaire bouddhique khmère

Vue d’ensemble des jardins parfaitement géométriques entourant plusieurs pavillons

Pavillon de style européen (fer forgé et briques), souvent identifié comme le pavillon Napoléon III, témoignage de l’époque coloniale française au cœur du palais

Fresque murale illustrant un épisode du Reamker (version khmère du Ramayana), mêlant scènes de cour, de bataille et de forêt sacrée tout autour du sanctuaire

la statue équestre du roi Norodom Ier, offerte par la France à l’époque du protectorat et parfois décrite comme une ancienne statue de Napoléon III dont on aurait changé la tête

Lundi 17 novembre

Ce matin départ vers le village de Cheung Kok. Arrêt en cours de route sur une aire pour découvrir les amuses gueules de notre guide pour l’apéro..

Tarentules

Criquets

Vers

Fruit du palmier

Les fruits séchés

Arrêt à Phnom Pros (la colline des hommes) et Phnom Srei (la colline des femmes. Selon la légende, hommes et femmes se disputaient pour savoir qui devrait demander l’autre en mariage. On décida d’un concours : chacun bâtirait une colline pendant la nuit près de Kampong Cham ; si les hommes finissaient d’abord, les femmes devraient faire la demande, sinon l’inverse. Les femmes allumèrent alors, en pleine nuit, des feux et une “fausse aurore” pour faire chanter les coqs ; les hommes crurent le jour levé et cessèrent de travailler. Leur colline, Phnom Pros (« colline des hommes »), resta plus petite que Phnom Srei (« colline des femmes »), expliquant pourquoi, dans la tradition, ce sont les hommes qui doivent demander la main des femmes. Cela explique aussi pourquoi les hommes doivent apporter la dot.

Nous avons rencontré cette femme dans le temple de la colline des hommes. Son histoire est bouleversante. Lors de la guerre menée par les Khmers, ces derniers devant ses yeux ont massacré son mari. Elle avait quatre enfants dont elle a assuré seule l’éducation (deux filles désormais médecins au Cambodge, un garçon étudiant en Russie, un autre en Hongrie). Elle avait appris le français dans sa jeunesse et elle était heureuse d’échanger avec nous. Désormais elle aide des enfants d’une association rattachés à ce temple.

Le temple des hommes

les singes macaques, parfois agressifs et voleurs.

Sur la colline des femmes

Au restaurant de Kampong Cham, ce petit écolier jouant avec un smartphone.

Nous continuons vers Wat Nokorbachey (Wat Nokor Bachey). Ce temple est situé près de Kampong Cham, et il a été construit à l’époque de Jayavarman VII à l’intérieur même d’un ancien sanctuaire angkorien en grès noir.
Il présente une fusion unique entre un vieux temple bouddhique/mahayana du XIIᵉ–XIIIᵉ siècle et une pagode theravāda moderne très colorée.

Un jeune couple photographié en costume traditionnel dans le cadre des préparatifs au mariage

Poursuite vers le village de Cheung Kok.

Pomme de fer

Tamarin

Nous sommes accueillis par une des filles du propriétaires de la maison. Après avoir bu un thé,nous visitons le village en sa compagnie. Nous rencontrerons des artisans dans divers domaines comme la fabrication de bracelets en tissus ou en capsules de bouteilles en aluminium, d »écharpes, de vêtements.

Nous avons acheté les bracelets à cette artisane

un canna (souvent Canna indica), qu’on appelle aussi balisier ou canna d’ornement

une Euphorbia milii, connue sous le nom de couronne d’épines ou épine du Christ

Artisane chez laquelle j’ai acheté une écharpe

Dîner chez l’habitant.

Mardi 18 novembre

Nous quittons le village pour atteindre en destination finale la ville de Kampong Thom

Notre chambre modeste avec une moustiquaire

Petit déjeuner avec notre guide après une nuit chaotique peu réparatrice

Wat Hanchey, la pagode perchée sur une colline au-dessus du Mékong, à une vingtaine de kilomètres au nord de Kampong Cham

l’ancien sanctuaire en brique de l’époque Chenla au milieu de l’esplanade

Wat Phnom Santuk (ou Phnom Santuk), sur la colline sacrée du même nom près de Kampong Thom

le grand bassin vénéré comme empreinte du Bouddha

Bouddha couché taillé dans le rocher

Artisanat de soierie tenu par un couple lao-américain

Vue de notre terrasse pour le déjeuner

Prasat Yeah Paon est le groupe sud du site pré-angkorien de Sambor Prei Kuk, près de Kampong Thom.
Construit au VIIᵉ siècle sous le règne du roi Isanavarman Ier, il était dédié au dieu hindou Shiva.
Le complexe comprend 22 sanctuaires en brique, latérite et grès, dont cinq tours octogonales, entourés d’un double rempart. Enfoui dans la forêt, avec les tours envahies par les racines, c’est l’un des ensembles les plus évocateurs de Sambor Prei Kuk, désormais classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Dans Kampong Thom, observation de chauves souris de taille imposante dans un parc

Mercredi 19 novembre

Départ de notre hôtel de Kampong Thom à 8h30 pour notre destination finale à Siem Reap. Tout d’abord une première halte au marché local pour admirer les étals chargés et colorés.

En clair du poisson chat séché. Même en plein air, l’odeur est prégnante.

jujubes et salaks, appelés aussi fruits du serpent (Salacca zalacca), à cause de leur peau écailleuse.

la bouchère travaille assise sur la table la tête de porc devant elle

Le pont angkorien de Kampong Kdei, aussi appelé Spean Praptos. Il faisait partie de l’ancienne « route royale » de Jayavarman VII, avec ses longues rangées d’arches en latérite et ses garde-corps en naga

Stupas construits sur un morceau de terrain achetés par la famille

Prasat Banteay Dom Dondek est le petit temple de Banteay Srei , à l’intérieur de la pagode Wat Banteay Srei, sur la RN6 à l’est de Siem Reap.

  • C’est un petit sanctuaire angkorien du style Khleang, daté du début du XIᵉ siècle, sous le règne de Suryavarman Iᵉʳ.
  • Le plan est simple : une tour-sanctuaire carrée orientée vers l’est, jadis entourée de trois enceintes et flanquée de deux “bibliothèques” aujourd’hui en ruine, construite en latérite, grès et brique.
  • Le temple faisait partie de l’ancien axe royal reliant Angkor à l’est du royaume (vers Prasat Andet / Preah Khan de Kampong Svay), ce qui explique sa position au bord de la grande route actuelle.
  • Très endommagé par le temps, le pillage et la végétation, il a récemment fait l’objet de travaux de consolidation par l’Autorité APSARA pour éviter son effondrement

Ces deux collégiens au Prasat Banteay Dom Dondek pendant la pause du déjeuner. Notre guide leur a demandé s’ils connaissaient ce temple et son histoire. En réponse, ils ont conté la légende connue du village : un éléphant blanc recherchait désespérément son éléphanteau et aurait tout renversé dans le temple.

le combava ou citron kaffir

Arrivée à Siem Reap nous nous rendons à « Senteurs d’Angkor ». C’est une entreprise artisanale locale fondée en 1999 par un français. Elle crée des produits inspirés des parfums et saveurs du Cambodge : épices, thés, cafés, confitures, mais aussi savons, huiles essentielles, bougies et parfums d’intérieur, tous fabriqués à la main à partir d’ingrédients locaux (citronnelle, coco, poivre de Kampot, etc.).
L’entreprise met en avant l’artisanat cambodgien en employant et en formant des habitants de la région, et en utilisant des contenants naturels en feuilles de palmier et autres matériaux traditionnels. Nous avons acheté du poivre et du savon.

la jacinthe d’eau

Poivrier

cabosses de cacao

une citronnelle “à parfum” / citronnelle anti-moustiques aux tiges rouges

la citronnelle de cuisine ou lemongrass

le noni ou morinde, fruit médicinal à l’odeur très forte

Jeudi 20 Novembre

Bakong est le premier grand « temple-montagne » de l’empire khmer, construit à la fin du IXᵉ siècle par le roi Indravarman Iᵉʳ, au centre du groupe de Roluos.
Édifié en grès et latérite, il se présente comme une pyramide à cinq niveaux symbolisant le mont Meru, entourée de douves et de tours secondaires.
Ses éléphants d’angle, ses linteaux finement sculptés et son plan très géométrique annoncent l’architecture d’Angkor Vat.
Initialement dédié à Shiva, il abrite aujourd’hui aussi des éléments bouddhiques, témoignant de l’évolution religieuse du Cambodge.

Dans l’hindouisme, Meru est la montagne cosmique qui se dresse au centre de l’univers. Autour d’elle tournent le Soleil, la Lune et les planètes, et cinq chaînes de montagnes, sept mers et plusieurs continents s’ordonnent en cercles concentriques. Au sommet vivent les dieux, notamment Indra dans sa cité céleste, tandis que les différents niveaux de la montagne abritent d’autres divinités, sages et êtres surnaturels.

Le bouddhisme et le jaïnisme reprennent cette montagne sacrée comme centre symbolique du cosmos, mais l’interprètent davantage de façon morale et spirituelle : Meru représente le chemin vers l’Éveil, avec des mondes de plus en plus subtils en montant. Cette idée a inspiré l’architecture de nombreux temples en Asie (comme Angkor Wat ou le Bayon), dont les tours centrales figurent justement le mont Meru émergeant au milieu de l’océan cosmique.

Déjeuner chez l’habitant dans un endroit reculé mais adapté à la réception d’occidentaux.

Beignets de crevettes et champignons

Frites de patate douce

Femmes récoltant le riz manuellement

Chau Srei Vibol est un petit temple de montagne khmer situé à une quinzaine de kilomètres à l’est d’Angkor Wat, le long de l’ancienne route royale qui menait à Preah Khan de Kompong Svay. Construit au XIᵉ siècle sous le règne de Suryavarman I, il était dédié à un culte hindou.

Le site est aujourd’hui très délabré : on distingue surtout le sanctuaire principal et deux « bibliothèques », avec de beaux restes de décor sculpté, ainsi qu’une porte d’entrée monumentale encadrée autrefois par des lions de pierre. Son isolement en fait une visite calme et presque sans touristes, appréciée pour l’atmosphère de solitude au milieu de la forêt.

Fruit de Arec d’un palmier

Sophanna s’est arrêté à l’improviste chez cette famille. Martine a acheté ces deux contenants en osier. Leur revenu principal provient de la culture du riz. Les deux sœurs cherchent à diversifier leur revenu par la création de ces objets. Cet achat les a sincèrement réjouies.

Les restes de la fête de l’eau octobre 2025

L’entrée de la résidence hôtelière dans laquelle nous logeons.. L’ONG française Agir pour le Cambodge (APLC), fondée en 1985, a créé le programme Sala Baï en 2002 pour lutter contre la pauvreté et le trafic d’êtres humains au Cambodge, par la formation et l’insertion professionnelles de jeunes défavorisés. Le directeur est français. Le personnel nous a apporté toute l’attention souhaitable.

Le restaurant de ce soir, très chic nous a réservé de bons moments gustatifs.

Vendredi 21 novembre

Notre salle de petit déjeuner à Sala Baï

Notre journée commence par la visite de Banteay Srei, temple hindou du Xe siècle, situé à une vingtaine de kilomètres au nord-est d’Angkor Wat.
Construit en grès rose et dédié à Shiva, il est célèbre pour la finesse extraordinaire de ses bas-reliefs, considérés comme les plus délicats de tout l’art khmer.
Son nom signifie « citadelle des femmes », en référence soit à la délicatesse de la décoration, soit aux nombreuses figures féminines qui ornent ses murs.
Édifié par un brahmane influent plutôt que par un roi, il offre une échelle plus intime que les grands temples royaux, mais un raffinement inégalé.

Ta Prohm (souvent appelé Ta Prohm Thom) est un grand monastère bouddhique du complexe d’Angkor, construit à la fin du XIIᵉ siècle par le roi Jayavarman VII et dédié à sa mère, divinisée sous le nom de Prajnaparamita.
Son plan est celui d’un vaste « temple-monastère » plat, entouré de cinq enceintes et d’un mur d’environ 1 km × 700 m.
Partiellement laissé en l’état, il est célèbre pour ses tours et galeries envahies par les racines géantes des fromagers, image emblématique d’Angkor.
Aujourd’hui, c’est l’un des temples les plus visités d’Angkor, tout en faisant l’objet de travaux de restauration menés notamment par l’Autorité APSARA et l’Archaeological Survey of India.

La porte Sud de la porte d’Angkor Thom.
On reconnaît le visage à quatre faces de type bayon au-dessus du passage, et la chaussée bordée de balustrades figurant dieux et asuras tirant le naga, typiques des portes de l’enceinte d’Angkor Thom.

La Terrace of the Leper King (Terrasse du Roi Lépreux) se trouve au nord de la Terrasse des Éléphants, à Angkor Thom.
Édifiée à la fin du XIIᵉ siècle (époque de Jayavarman VII), elle servait sans doute de plate-forme rituelle, peut-être liée aux crémations royales ou à des cérémonies funéraires.
Elle doit son nom à une statue couronnée trouvée au sommet, dont la surface érodée rappelait la lèpre ; elle représente probablement Yama, le dieu de la mort, plutôt qu’un roi malade.
Le plus fascinant est le double mur de laterite : un couloir étroit dévoile de superbes bas-reliefs en grès – nagas, apsaras, divinités et créatures mythiques – parmi les plus fins d’Angkor

lys-araignée blanc ou « spider lily » à cause de ses longs pétales fins en forme de pattes.

Temple Phimeanakas

Le Bayon est le temple-montagne situé au cœur d’Angkor Thom, édifié à la fin du XIIᵉ siècle par le roi Jayavarman VII.
Il est célèbre pour ses tours ornées d’énormes visages souriants (sans doute Avalokiteshvara ou le roi divinisé), qui dominent la jungle.
Ses galeries portent de longs bas-reliefs illustrant batailles, scènes de marché et vie quotidienne khmère.
Temple bouddhique à l’origine, il mêle néanmoins symboles hindouistes, reflétant le syncrétisme religieux de l’empire angkorien.

Ce « Bouddha de Bayon » est la grande statue qui se trouvait à l’origine au centre du temple du Bayon, cœur d’Angkor Thom.
En 1933, des archéologues français l’ont découverte brisée et enterrée dans un puits sous la tour centrale, sans doute détruite au XIIIᵉ siècle, quand le roi Jayavarman VIII, revenu à l’hindouisme, a fait effacer les images bouddhiques de son prédécesseur Jayavarman VII.

La statue, en grès, mesure plus de 3 m de haut et représente un Bouddha assis en méditation, très sobre et massif, typique du style « Bayon ». Elle a été patiemment restaurée et installée aujourd’hui dans ce pavillon moderne à l’intérieur d’Angkor Thom, où les fidèles viennent lui offrir fleurs et encens.

Elle est devenue une image très vénérée : à la fois relique archéologique majeure et symbole du renouveau du bouddhisme cambodgien après les périodes de destructions.

Samedi 22 novembre

Réveil à 4h30 pour un départ en tuk-tuk à 5h vers Angkor Vat. C’est le plus grand et le plus célèbre des temples khmers, construit au XIIᵉ siècle par le roi Suryavarman II comme temple-montagne dédié à Vishnou. Son plan en trois niveaux, entouré de douves, symbolise le mont Meru.
Les galeries sont couvertes de bas-reliefs d’une finesse exceptionnelle, dont l’immense « barattage de la mer de lait ».
D’abord hindou puis progressivement bouddhiste, Angkor Vat est aujourd’hui le symbole national du Cambodge, figurant même sur son drapeau.

Artisan de soie

Le pont de Spean Toap (ou Spean Tœp).

  • Il se trouve dans le district de Chong Kal, province d’Oddar Meanchey, sur l’ancienne voie royale Angkor – Phimai.
  • Construit sous Jayavarman VII (fin XIIᵉ – début XIIIᵉ siècle), c’est l’un des plus grands ponts khmers : environ 150 m de long pour 14–15 m de large, en blocs de latérite avec décorations en grès.
  • Ses parapets étaient ornés de nagas à plusieurs têtes (dont vous voyez les vestiges sur la photo) et de garudas tenant les serpents, dans le style typique des chaussées de temples d’Angkor.
  • Il faisait partie d’un réseau d’ouvrages d’art qui permettaient aux processions royales, aux armées et aux caravanes commerciales de franchir les rivières en toute saison. Aujourd’hui, beaucoup de sculptures sont endommagées mais l’ensemble reste un témoin spectaculaire de l’ingénierie khmère médiévale.

Nous poursuivons notre route pour atteindre le village de Kbal Tonsong.

Dimanche 23 novembre

Ce matin le groupe part en vélo à la découverte du village et des alentours

Petit déjeuner dans les locaux de la « Community Based Tourism of Banteay Chhmar ». Les recettes liées aux activités commerciales sont reversées à l’ensemble des villageois sous la forme de réalisation de projets identifiés par les acteurs locaux

Pont ancien du 12 ème siècle

jeune villageois à la récolte de riz

Samnang Tasok

Machine à décortiquer le riz chez un habitant

Machine plus ancienne

Fleur de Lotus

Le marché de Banteay Chhmar

Taprohm Banteay chhmar

La récolte de manioc a débuté. Nous avons croisé des producteurs lors de notre sortie à vélo

Plant de Manioc

Sophanna a arraché un pied de manioc pour nous montré les tubercules de manioc

Troupeau de zébus empruntant la route

Embarcadère de Baray (réservoir d’eau 12 ème siècle

Lundi 24 novembre

Ce matin nous quittons notre logement chez l’habitant. Nous étions hébergés à l’étage.

Le bâtiment qui abrite deux WC salle de bains. C’est du rudimentaire mais après une journée de transpiration, un peu de fraîcheur ne fait pas de mal

Il est 8h00, l’école va ouvrir. Pour cela chacun contribue, élève comme vacancier à installer les matériels. Embarquement sur un Kuyon pour découvrir la vie agricole et nous rendre au temple Banteay Torp.

Pastèque jaune

Temple de Banteay Torp

Banteay Torp (ou Banteay Top) est un petit temple angkorien isolé, situé au sud de Banteay Chhmar, dans la province de Banteay Meanchey, non loin de la frontière thaïlandaise.

Construit à la fin du XIIᵉ – début du XIIIᵉ siècle, à l’époque de Jayavarman VII, il appartient au style du Bayon : plan en temple-montagne, tours décorées de devatas et de motifs bouddhiques, mais aujourd’hui très ruinées. Son nom signifie grosso modo « forteresse de l’armée », car la tradition locale y voit un ancien poste fortifié où les troupes khmères se seraient retranchées lors des guerres contre le Siam.

Le site se compose principalement de trois grandes tours en grès, inclinées et prêtes à s’effondrer, au milieu d’un champ de blocs écroulés – ce qui donne une ambiance spectaculaire, un peu “Indiana Jones”. Isolé, entouré de rizières, rarement fréquenté par les touristes, Banteay Torp séduit surtout pour son atmosphère sauvage, ses belles vues sur la campagne et le sentiment de découvrir un temple perdu.

Après avoir récupéré nos bagages chez l’habitant nous rejoignons la salle commune pour notre dernier repas ici.

La femme nous a proposé de bons petits déjeuners, ainsi que des repas copieux appréciés

Un arrêt en bord de route pour découvrir les grillades de serpents d’eau et de rats

Arrivée à notre hôtel de Battambang et diner dans un restaurant

Mardi 25 novembre

Rencontre des membres de l’ONG PTD pour une présentation des projets et objectifs du centre. Cette ONG créée en 1994 aide à la mise en place de divers projets d’éducation. Vision du Monde a financé plusieurs travaux.

Les élèves scolarisés au sein de l’ONG

Le meilleur gâteau de riz au bambou de Battambang selon Sophanna

Un mémorial financé par la communauté des expatriés du Cambodge , Canada, France , notamment. Vat Samrong Knong

En fin de matinée, nous rejoignons une famille dans le village de Shneng où nous participons à la préparation du repas. La jeune fille avec le sweat shirt blanc est bénévole dans l’association PTD et nous nous trouvons chez ses grands parents maternels. Tout est dans la simplicité et la bonne humeur

Killing Caves de Phnom Sampeau, près de Battambang.
Sous le régime khmer rouge (1975-1979), ces grottes ont servi de lieu d’exécution et de charnier : les prisonniers étaient précipités dans les cavités depuis le sommet de la colline. Aujourd’hui, le site est à la fois un lieu de mémoire et de pèlerinage, avec un stupa, de petites chapelles et un Bouddha couché à l’intérieur de la grotte. On y accède par un escalier à partir de la pagode de Phnom Sampeau, et le sommet offre un très beau panorama sur la campagne de Battambang, souvent visité au coucher du soleil.

Statues rappelant les supplices commis par les khmers

ossements dans le stupa

Les victimes étaient précipitées dans le vide

Le ministre du tourisme cambodgien en discussion avec des touristes français

les grottes desquelles s’échapperont quelques 3 millions de chauves souris selon Sophanna en un peu plus d’une heure à la tombée de la nuit. Le spectacle est impressionnant. Comme une longue ondulation, elles s’éloignent vers les rizières durant la nuit pour trouver leur nourriture.

  • En haut, les pétales jaunes : jacquier . avec à droite le sapote
  • Au centre, : fruit du dragon (pitaya) à chair blanche.
  • Juste à côté, les morceaux violets : fruit du dragon à chair rouge.
  • En bas et à droite, la mangue mûre.
  • Devant, la banane taillée au couteau cranté.
  • À gauche, les quartiers à peau rosée et chair blanche : pomme d’eau

.

Mercredi 26 novembre

Ce matin départ de notre hôtel à Battambang pour une arrivée en milieu d’après-midi à Phnom Penh.

La vue de l’étage de notre hôtel ce matin à 8h00.

Nous prenons la route en direction du village de Chhnock Tru sur les rives Ouest de Tonlé Sap. Découverte de la vie aquatique des habitants de cette région : maisons flottantes, pirogues avec ou sans moteur, pêcheurs. Les habitants de ce village vivent presque exclusivement de la pêche. Nous embarquons à bord d’une pirogue pour accéder en moins de 30 mn à Phat Sanday, village flottant qui se déplace deux fois par an en fonction du niveau des eaux. Rencontre avec Mr So et sa femme Kim. Nous déjeunons dans leur maison flottante. Mme Kim a suivi grâce à un programme européen une formation à la cuisine. Elle a bénéficié d’une aide de 1 500 dollars pour améliorer son habitat, en particulier la partie réservée à la cuisine. Elle reçoit régulièrement des touristes à déjeuner mais pratiquement jamais de réservation pour la nuitée.

Mme Kim et Mr So avec leur fille de 4 ans, Sophanna, Dominique, Blandine et Martine

L’école de Chhnock Tru et les enfants

Jeudi 27 novembre

Au XIVᵉ siècle, une riche veuve appelée Doun Penh (Grand-mère Penh) vivait près du Mékong. Un jour de crue, elle voit flotter un gros tronc d’arbre (un koki) sur le fleuve. À l’intérieur du tronc, elle découvre quatre statues de Bouddha en bronze et une statue en pierre. Considérant cela comme un signe sacré, elle fait transporter le tronc sur une petite colline voisine.

Elle y fait élever un sanctuaire en bois pour abriter les statues, puis un temple : c’est l’origine de Wat Phnom. Autour de cette colline sacrée va peu à peu se développer une ville, qui prendra le nom de Phnom Penh, “la colline de Penh”, en hommage à cette femme devenue figure fondatrice de la capitale cambodgienne.

Marché centrale de Phnom Penh

pomme de lait

pomme cannelle

Le repas du midi

Le marché sous coupole

La prison S-21, aujourd’hui musée du génocide de Tuol Sleng, était un ancien lycée de Phnom Penh transformé en centre de détention et de torture par les Khmers rouges entre 1975 et 1979. Les salles de classe ont été grillagées, cloisonnées en minuscules cellules, et équipées de chaînes et d’instruments de torture.

Environ 14 000 à 17 000 personnes y ont été emprisonnées – cadres du régime soupçonnés de trahison, intellectuels, citadins ordinaires, femmes et parfois enfants. Presque tous ont été interrogés sous la torture pour leur faire avouer des crimes imaginaires, puis transférés vers les champs d’exécution de Choeung Ek pour y être exécutés. On estime que seuls une douzaine de prisonniers ont survécu.

Aujourd’hui, S-21 est un lieu de mémoire : on y voit encore les salles de torture, des cellules intactes, des lits de fer, ainsi que des milliers de photos d’identité des détenus prises à leur arrivée. Le musée raconte l’idéologie des Khmers rouges, la mécanique de la terreur et les témoignages de survivants. C’est une visite éprouvante, mais essentielle pour comprendre l’ampleur des crimes commis et le travail de mémoire entrepris par le Cambodge.

14 tombes pour les derniers suppliciés de la prison

Une des pièces d’interrogatoire

Chaque case pouvait contenir un ou deux prisonniers

Dernier diner au restaurant le Titanic

Derniers commentaires

  1. Beck Emmanuel 3 décembre 2025

Répondre

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

TypeError thrown

array_merge(): Argument #1 must be of type array, null given